l\'As de Bique

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les partis pris


La traite a la main:
Nous avons choisi de traire entierement a la main tout le troupeau.
C'est vraiment un choix délibéré de notre part car nous aurions toute l'installation necessaire pour la traite mecanique!
On ne voit pas la traite a la main comme une contrainte contrairement a la plus part des éleveurs.
Ainsi la traite se deroule chez nous dans une atmosphere beaucoup plus calme que si l'on utilisait une machine a traire. Tout d'abord il n'y a pas le bruit, et c'est tres important aussi bien pour nous que pour les animaux. Il n'y a pas le stress non plus, stress des animaux irrités par le bruit et par le systeme de "tire-lait". Mais stress egalement de l'eleveur qui passe de chevre en chevre, qui s'agite, et se depeche. Grace a la traite a la main ce moment se transforme en moment privilégié entre la bete et l'eleveur.
C'est aussi a ce moment la que lon se penche d'avantage sur chaque chevre en particulier. Tous nos sens sont en éveil car non altérés ni par le bruit, ni par le stress... Notre respiration se calque sur celle de l'animal, bercés par le bruit du jet de lait dans le seau, on le touche, on le sent, on l'observe, et on resent...Aucuns maux ne peuvent passer inapercus.
Nos chevres sont dociles et viennent a nous pour se faire traire.
D'un point de vue de l'hygiene il n'y a pas non plus de soucis a se faire... En effet la traite a la main permet de se rendre imédiatement compte d'un eventuel probleme au niveau du lait, alors que si l'on utilise une machine a traire il est quasi impossible de se rendre compte de certaines infections. Le lait infecté se mélange alors directement avec le lait sain destiné a la transformation. L'eleveur ne detectera alors le probleme que lorsque le lait aura subi les premieres phases de transformation et qu'il constatera une anomalie de l'aspect du lait transformé. Il pourra alors éliminé toute la production laitiere de la meme traite!!! Ou alors cela passera inapercu mais les germes seront quand meme presents dans le produit fini.
Se pose aussi le probleme de l'entretien de la machine  a traire et je pense tout particulierement aux tuyaux qui acheminent le lait vers les cuves. Il est quasiment impossible d'etre certain de la propreté des tuyaux, mis a part si l'on utilise des produits extremement agressifs ce qui n'est pas conseillé puisqu'il sagit de surface ou le lait est en contacte, et je pense que c'est a exclure si on est en bio.

A un autre niveau, celui de la rentabilité, nous pensons que traire a la main ne constitues pas une grande perte de temps. Je trais environ 50 litres de lait en 45minutes...


Le choix des noms:
Toutes nos biquettes portent un nom que l'on choisit d'une manière propre a nous. Certains elevages utilisent la methode qui consiste a prendre chaque année une autre lettre de l'alphabet pour debuter les noms. Nous nous faisons autrement:
Nous créons des "familles" de noms pour des chevres issuent de la meme lignée. Je crois que le plussimple c'est que je donne des exemples:

-la famille des cerises:
cerise, griotte, bigarot, merise, acerola...

-la famille des sucreries:
bonbon, candy, cambrey, cachou,

-la famille de "la toilette":
savon, bavette, savonette, lingette, layette, liquette, saponine...

-la famille des fleurs:
datura, mimosa, lupin, giroflée...

-la famille des céréales:
millet, quinoa, pilpil, pipocas...

-la famille indienne:
ganesh, shiva, salya...
 
-la famille "belle":
belle, rebelle, ribambelle, belladona, madonna...


-la famille "v":
veni, vidi, vicci, vista...

-d'autres exemples:
ficelle, raphia
sizzla, swastika
azuza, zlathé,
sultane, aziza, zorah, aicha
diabolix, lilith

bref etc etc...


01/12/2008
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