l\'As de Bique

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sécheresse 2011

Sécheresse

 

La sècheresse qui sévit sur la France depuis plusieurs semaines inquiète les éleveurs. Dans certaines régions, le déficit pluviométrique dépasse parfois 50 % (depuis le 1er septembre 2010) avec des conséquences sur la production fourragère de ce printemps. Face à cela, l’Institut de l’Elevage a mis en ligne sur son site internet un dossier spécial "sécheresse 2011" avec un état des lieux national et régional réalisé à partir du dispositif "Réseaux d’élevage" ainsi que des préconisations pour anticiper et réagir dans vos élevages. (article Réussir la Chèvre)

Le manque d’eau depuis le milieu de l’hiver, associé à la chaleur, au vent séchant et aux fortes amplitudes thermiques entre le jour et la nuit en avril, ont progressivement ralenti la pousse de l’herbe.

L'Institut de l'élevage préconise des actions pour optimiser la gestion des surfaces fourragères. En voici un résumé :

Conseil n° 1 : ne pas gaspiller l’herbe

Pour les éleveurs menant leur troupeau en pâture, il convient de bien valoriser toute l’herbe disponible et de ne rien gaspiller. L’objectif est un pâturage homogène et sans refus en optant préférentiellement pour un pâturage tournant.

Conseil n° 2 : attention à ne pas dégrader les prairies

Lorsque l’on râpe trop les prairies, les repousses sont compromises, ce qui pénalise encore un peu plus la situation.

Conseil n° 3 : faucher rapidement

Les éleveurs ont eut tout intérêt à faucher précocement car, non seulement les stocks seront de meilleure qualité mais surtout les prairies, moins épuisées par la montée en grains, vont réagir beaucoup plus vite à la pluie lorsqu’elle reviendra. Attention toutefois à ne pas faucher trop bas, même si l’on est tenté de le faire pour augmenter le rendement.

Conseil n° 4 : fertiliser de façon raisonnée pour renforcer la résistance des prairies au déficit hydrique

Conseil n° 5 : reconstituer des stocks en mettant en place des cultures complémentaires

Il est un impératif dans la majorité des exploitations de reconstituer des stocks en mettant en place des cultures complémentaires.

Sur le plan des cultures, plusieurs options adaptées peuvent être envisagées :

  • ensiler les céréales là où c’est encore possible. L’intérêt est double. Il permet de reconstituer des stocks immédiatement et le cas échéant de faire la soudure. D’autre part cela permet aussi de tenter l’implantation d’une dérobée, d’un sorgho fourrager voire d’un maïs (plutôt précoce) ou d’un sorgho en espérant bien évidemment que la pluie revienne dans les semaines suivantes. Attention car, en élevage caprin, l’ensilage de céréales immatures n’est conseillé qu’au stade optimal, sinon, il est préférable de récolter la paille et le grain à maturité. Si le grain est quasi absent, il est conseillé de faire du foin de céréale immature à la place de l’ensilage
  • miser sur des cultures à croissance rapide à l’automne, après céréales ou prairies temporaires déjà âgées et en baisse de productivité
  • dans tous les cas, l’implantation de dérobées dès cet été ou cet automne après céréales ou prairies est une solution à privilégier.

Conseil n° 6 : allonger la période de pâturage cet automne et au printemps suivant






03/06/2011
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